Journal: Asia & Africa Today. No 11 (2024), 49-56
Lien: https://journals.rcsi.science/0321-5075/article/view/268088
DOI: https://doi.org/10.31857/S0321507524110066
L’article est consacré à l’analyse des raisons pour lesquelles les autorités égyptiennes ont décidé de rejoindre les BRICS en janvier 2024. L’analyse de la rhétorique publique des dirigeants égyptiens montre que les principaux motifs de cette adhésion sont avant tout d’ordre économique: les responsables politiques égyptiens évoquent le plus souvent l’élargissement de la coopération avec les États membres de l’organisation, la dédollarisation et la Nouvelle Banque de développement des BRICS.
L’intérêt porté à l’agenda économique s’explique par le fait que l’Égypte est confrontée à plusieurs défis, notamment le déficit budgétaire, une forte inflation, un solde commercial négatif et la dévaluation de la monnaie nationale. L’article conclut que les BRICS peuvent avoir un impact limité sur ces problèmes et ne constituent pas une panacée pour l’Égypte. Toutefois, les avantages potentiels de l’adhésion, liés à la coopération économique et à l’accès à la Nouvelle Banque de développement, dépassent largement les coûts, qui se limitent à un faible risque de détérioration des relations avec les États-Unis. Les BRICS n’imposent pas d’obligations strictes à leurs membres, ce qui rend l’organisation attractive pour des pays dotés de systèmes politiques différents, en leur permettant de préserver un équilibre dans leurs relations internationales avec divers acteurs.
